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Conférence / Joe La Pompe à la Fonderie de l’image

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Arrivés en retard à la conférence, la faute à La Cave, ce petit resto à Montreuil… On arrive quand même !

Nous voilà au premier rang d’une salle bien remplie d’étudiants silencieux et friands des slides qui défilent.

On atterrit. Joe, cagoulé de service, Tee-shirt vert de rigueur, nous parle de recyclage… publicitaire.

Un florilège, une compilation de plagiats d’annonces pub issues de son blog.

Il enquille les slides…

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Euh,… ça risque d’être vite chiant non? Oui. Un peu. En effet…

Le discours de Joe manque de fond, c’est son blog en version sous-titré….
Pourquoi ne va-il pas plus au fond de sa démarche ? Les enjeux juridiques, des bisbilles entre créatifs, des clients mécontents… l’envers du décor, quoi !
Et davantage : Comment aborder la création et se surpasser ? Comment se renouveler ? Quel mode de pensée adopter lorsqu’on aborde un brief ?

En attendant, la salle sourit, la salle rit… On pense à partir. Finalement, on se dit que ça nous fait une petite récré !

Mais tout de même, on retiendra que le mec connait son sujet. C’est bossé.

Il vient enfin à s’expliquer sur la raison d’être de son blog et des raisons de ces pratiques dans la profession. C’est ça qui nous intéresse ! Être au plus près de l’os !

Neuf images, une slide : pourquoi cette démarche ?

 

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Parce que Joe à un esprit de justicier, tel ce cavalier surgissant de la nuit, vous savez ?

Il veut rendre à César ce qui appartient à César et dénoncer cette pratique.

On comprends dès lors pourquoi il finit cagoulé le Joe, il aurait reçu des menaces… la Palestine, on vous dit !

La suite.

Neuf images, une slide : pourquoi les créatifs se copient entre eux ?

 

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  1. Deux personnes peuvent avoir la même idée au même moment *certes*.
  2. Il s’agit selon lui d’un comportement « moutonnier » : on a tendance à répéter bêtement la pub du voisin.
  3. Les créatifs sont conformistes, ont la même culture, le même jeune âge. Vingt à trente ans maximum (on a pas encore assisté à un pot de départ à la retraite d’un créa).
  4. Ils utilisent le même outil informatique, le couple trop souvent stérile Apple/Adobe, qui uniformise les images.
  5. Les créatifs seraient paresseux, trop vite satisfaits de leur première bonne idée. Il faut dire que le temps manque en agence, bah oui, on est charrette et c’est bientôt l’heure de l’apé-itif. Aussi, il appelle à la modestie des créas, à calmer un peu leur égo surdimentionné. C’est vrai, quoi, on sauve pas des vies, non pus !

Il conclut : « Tout à déjà été fait, alors copiez, mais apportez une valeur ajoutée. »

La conférence se termine, questions/réponses vite expédiées.

On repart à pinces. Bagnolet c’est loin de Croix de Chavaux…. Goût de manque, goût de frustration.

Nous n’étions peut-être pas le meilleur des publics pour cette conférence destinée aux étudiants. Ces réflexions nous ont parues tout de même assez évidentes. Oui, tout a été fait, ce qui importe c’est ce que l’on fait de cet héritage. Soyons soulagés de pouvoir puiser dans ces références iconiques, pourvu qu’elles soient pertinentes et savamment réappropriées !

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » disait un certain de Lavoisier un jour de septembre à Lagny.

Anne Jacquinot & Ljubomir Djordjevic